LEMAR Travaux Publics

Épisode 2

Il a fallu trouver un nom

D'abord savoir qu'on y va, ensuite savoir comment on s'appelle. LEMAR, ce sont les premières lettres des deux qui étaient dans la voiture — et Sandy, qu'on ne voulait surtout pas embarquer.

Sandy, associée de LEMAR, à son bureau, stylo en main, devant le tableau blanc des objectifs du trimestre
Sandy, associée, à son bureau.

La décision était prise avant que l'entreprise ait un nom. C'est l'ordre dans lequel les choses se sont faites : d'abord savoir qu'on y va, ensuite savoir comment on s'appelle.

Le nom est venu de ce qu'ils étaient. LEMAR : les premières lettres des deux qui étaient dans la voiture ce soir-là. Pas une marque pensée en agence, pas un acronyme qui veut dire quelque chose de plus grand que lui. Deux noms mis bout à bout, et une entreprise dont on sait, en la lisant, qui la porte.

Sandy, au départ, ils ne voulaient pas l'embarquer.

Pas par méfiance : par précaution. On ne demande pas à quelqu'un de tout quitter pour un projet qui n'a encore ni client, ni machine, ni certitude d'exister dans un an. Tant qu'on n'était pas sûrs d'y arriver, on préférait porter le risque à deux.

Les événements ont tranché à leur place. Quelques mois plus tard, leur ancien employeur se séparait d'elle.

Elle est arrivée. Et ce qui était une prudence est devenu une évidence : LEMAR ne tenait pas debout sans son troisième pied. Trois métiers, trois personnes — l'exploitation, les études et le développement, l'administration et les finances. Aucun recouvrement, aucun trou.

Sandy n'est pas venue en renfort. Elle est associée, au même titre que les deux autres.

Puis il y a eu les premières fois. Celles qu'on n'oublie pas parce qu'elles rendent la chose réelle.

Le premier camion floqué LEMAR. Un nom, sur une portière, qui roule. On peut lire tous les statuts et tous les Kbis du monde, ça ne fait pas le même effet que de voir son nom passer sur la route.

Entre-temps, Réseau Entreprendre nous a distingués. Une reconnaissance qui compte moins pour le label que pour ce qu'elle dit : des gens dont c'est le métier d'évaluer des projets ont regardé celui-là et ont répondu oui.

Et puis il y a la pelle.

Une Volvo 255. Elle est commandée. Elle arrive cet hiver — décembre si tout va bien, janvier sinon.

On la connaît déjà par cœur, cette machine qu'on n'a pas encore. Dans ce métier, la première machine à soi n'est pas une ligne d'immobilisation au bilan : c'est le moment où on cesse de louer l'outil de quelqu'un d'autre.

Quand elle sera là, vous le saurez.

Trois associés, trois métiers : voir la direction de LEMAR.